Mon papé, ce héros

Aujourd’hui nous avons accompagné avec beaucoup de peine mon grand-père dans sa dernière demeure. Je ne suis pas ce que l’on peut appeler « croyante » mais j’ai trouvé la cérémonie belle même si j’avais du mal à tout comprendre (le chagrin y faisant pour beaucoup). Je crois bien que l’une de mes plus grandes peines sera de ne pas avoir pu le revoir une dernière fois, et qu’il n’ait pas connu son arrière petite-fille. Mais il sera à tout jamais dans nos coeurs, dans nos souvenirs, notre mémoire, et grandira dans la sienne.

Mon papé était mineur de profession. Un métier lourd et pénible. Mais son métier bien qu’extrêmement pénible était peut-être moins douloureux que les évènements qui marquèrent sa vie. Il vit mourir 2 de ses enfants. Sa fille à l’âge de 16 ans, et son fils plus tardivement (mon tonton avait une cinquantaine d’années lorsqu’il nous a quitté). Il lui restait encore mon papa, qui veilla sur lui à son tour.

Mon grand-père était un grand homme, et un homme entêté. Il ne voulait pas se résigner à accepter des aides, pourtant je vous assure qu’il en aurait eu grand besoin. Outre ses propres problèmes de santé très conséquents, il choisit d’accompagner ma mamée dans sa maladie. C’était un homme courageux.

Il aimait la vie, c’était un bon vivant. Quand j’étais une enfant (et il les avait déjà avant), mon papé élevait des chèvres. Il en était fier je crois bien, et cela restera toujours un très bon souvenir pour moi. Blanche, Rosetta (la plus terrible), Caroline,… ses belles biquettes. Mais sa vie c’était aussi son jardin et potager. S’occuper de ses oliviers, en tirer son huile, travailler ses vignes, faire son vin, planter moults fruits et légumes mais aussi un jardin d’ornement. De belles roses, des camélias, des iris, des glaïeuls,…

Je n’ai certainement pas la main aussi verte que lui et j’aurais eu grand besoin de ses conseils, mais j’espère apprendre et inculquer ces valeurs à ma fille, pour qu’il soit fier de moi, de nous.

Papé, nous ne t’oublierons jamais…

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Vivre un deuil pendant sa grossesse

"Sadness" Photo by  Zuhair A. Al-Traifi / CC BY

« Sadness »
Photo by Zuhair A. Al-Traifi / CC BY

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit, d’abord je n’avais rien à dire, et puis écrire pour écrire ce n’est pas mon truc. Ensuite la série noire a débuté. Nos vacances chez mes parents ont vu dépérir la famille. Lors de notre arrivée mon père a chuté dans les escaliers, face contre terre. Il baignait dans une mare de sang, à moitié coagulé. Il ne parlait pas, gémissait et j’étais incapable de me rendre compte d’où il saignait. Les secours qui, à ce moment là te disent « gardez votre calme », j’aimerais bien vous y voir après avoir roulé depuis presque 10 heures, avec un bébé de presque 6 mois dans le ventre, et lorsque cela arrive à vote propre père et que vous vous sentez totalement démunie!

Les images me hantaient chaque soir avec la pensée qu’il aurait pu se tuer. Par chance il n’a pas eu de grosses séquelles physiques. Je pense que c’est surtout le moral qui a du en prendre un coup.

Le soir même, le bracelet d’alarme de mon grand-père se déclenchait. Heureusement lorsque nous l’avons trouvé il n’avait pas chuté mais etait bloqué dans son canapé, incapable de se relever. Il avait chuté 2 jours auparavant et avait refusé que les secours soient contactés de crainte d’être hospitalisé et de ne pas pouvoir se rendre à ses séances de radiothérapie (il souffrait d’un cancer du côlon métastasé au foie). Le lendemain il était mieux même si toujours très douloureux. Je le convainquais de parler de sa chute lors de sa séance de dialyse du vendredi (il était hémodialysé depuis plusieurs années). Il accepta et se voyait déjà hospitalisé. Il ne souhaitait plus rentrer chez lui, faire un séjour à l’hôpital avant d’aller en maison de retraite.

Le lendemain soir, appel du médecin des urgences (vers 22h) pour nous prévenir de son retour à domicile en prétextant qu’il marchait très bien, que son état ne s’était pas dégradé en 1 heure de temps. Aucune radiographie n’avait été faite malgré la lettre jointe par le centre d’hémodialyse, stipulant que cela était nécessaire. Je peinais à croire qu’ils l’avaient fait marcher, d’autant plus que ces derniers jours lors des dialyses et rayons on l’aidait à se déplacer avec un fauteuil roulant. Et ce jour là il avait eu justement une séance de radiothérapie suivie de sa dialyse. Combat musclé pendant un long moment avec le médecin qui, ceci dit en passant n’avait pas pris la peine de consulter son dossier vu qu’il ignorait ses antécédents et notamment son cancer, pour que mon grand-père soit hospitalisé selon ses souhaits. Le médecin finit par dire qu’il allait voir si une place était disponible et qu’il rappellerait. Quasiment 2 heures plus tard, toujours rien. Chéri et moi nous rendons chez mon grand-père, inquiets qu’ils l’aient renvoyé sans nous prévenir (l’été précédent ils avaient renvoyé ma grand-mère en plein milieu de la nuit et plus récemment ils l’avaient transférée sans nous en tenir informés). Personne au domicile. On rentre se reposer et ce n’est que le lendemain que nous apprenons qu’il a été transféré dans la nuit dans un autre hôpital (parce que ma belle-sœur a contacté les urgences, sinon nous n’aurions toujours aucune nouvelle, enfin on aurait contacté les urgences mais j’entends par là qu’eux ne l’auraient très certainement pas fait).

Nous lui rendons visite le dimanche après-midi, nous plaisantons avec lui. Il est douloureux mais semble soulagé d’être hospitalisé. Il est partagé entre ses sentiments. Tantôt il pleure car il sait qu’il ne vivra plus éternellement, tantôt il nous parle de son jardin. Il pleure même à l’idée de ne pas pouvoir faire le cadeau qu’il aurait souhaité à notre bébé. Il nous dit qu’il viendra le voir, qu’il aimerait que ce soit une fille (nous ne lui avions pas dit),… Nous rigolons à notre tour et lui disons « mais comment vas-tu venir? C’est nous qui te l’amènerons. »
Il nous parle de ses vignes, comment les tailler, nous rigolons à nouveau. Il nous regarde et nous dit « vous vous foutez de moi » et éclate de rire à son tour.

La veille nous avions rendu visite à ma grand-mère placée en maison de retraite (après de multiples chutes et un passage par la case hôpital). Ils sont à 1 heure l’un de l’autre, chacun dans une direction opposée (ma mamie est à environ 30 bonnes minutes de chez mes parents et mon papi était à 3/4 d’heure voire 1 heure de chez eux). J’appelle mon grand-père que nous n’arrivions pas à joindre jusque là (par l’intermédiaire du téléphone du service) pour prendre de ses nouvelles et lui passe ma grand-mère qui ne le reconnaît pas mais lui parle tout de même. Je comprends qu’il lui dit qu’il va venir vivre avec elle.

La semaine est ponctuée de rendez-vous pour mon papa (chirurgien, anesthésiste) et mon papé continue ses 3 séances de dialyse hebdomadaires. Les seuls jours où nous pouvons lui rendre visite sont les mardi, jeudi et le week-end. Le mardi nous accompagnons mon papa à son rendez-vous avec le chirurgien (il se plaint des côtes, et sa vision est parfois double, ceci consécutif à sa chute et du coup il ne conduit pas encore). J’appelle mon papé le matin qui demande quand nous irons le voir. Je lui dis samedi. Le soir il redemande à ma maman et également à moi. Je lui parle des rendez-vous de mon papa qui sont encore à l’opposé (à une quarantaine de minutes de chez mes parents, mais du coup à quasiment 2 heures de l’hôpital où lui se trouve) et lui dis que je viendrai le samedi. Le mercredi nous allons revoir ma mamie (nous ne voulons pas trop espacer les visites car elle nous reconnaît encore moins lorsque celles-ci le sont, et son état s’est largement dégradé ne serait-ce que depuis Noël). Le jeudi matin chéri conduit papa voir l’anesthésiste (nous avions convenu que je ne vienne pas, chéri s’inquiète que je fasse trop de route et l’après-midi même j’ai rendez-vous chez le kiné pour mes douleurs lombaires). Lorsque ma maman appelle mon papé il lui demande si nous y allons ce jour là. Elle lui explique que nous ne pouvons pas mais samedi oui. Le vendredi matin je l’appelle à mon tour, j’ai du mal à le comprendre mais il me parle d’un rendez-vous qu’il a avec l oncologue à la fin du mois. Enfin j’ai supposé qu’il s’agissait de cela car la date semblait correspondre. Il me dit également que l’infirmier est très gentil avec lui. Je lui dis que nous viendrons le lendemain le voir.

Arrive enfin le samedi! Mon papi étant gourmand; le matin nous partons lui acheter une part de gâteau. Nous prenons des vêtements propres et après le déjeuner direction l’hôpital pour le voir. Après ce long trajet durant lequel je m’assoupi, nous arrivons contents à l’idée de le revoir. Passage par la machine à boisson, un petit tour au toilette (ma vessie est capricieuse), direction sa chambre. Nous plaisantons dans le couloir et j’entends des voix. Étonnée je dis à chéri « il doit avoir de la visite ». Nous frappons à sa porte et passons la tête. Une dame occupe son lit. Nous nous excusons et partons à la recherche d’un soignant.

Dans le couloir nous croisons une aide-soignante. Elle ne semble pas très à l’aise et nous parle de sa chute. Il a chuté le jeudi lors de son hospitalisation, l’infirmier ou infirmière en poste a dit à mon frère qu’il ne s’était pas fait mal. Le lendemain la radiographie annonçait une fracture du col du fémur. Le vendredi après sa dialyse il passerait par les urgences. Lorsque nous avons eu le médecin le vendredi au téléphone, il expliquait que selon lui l’autre hôpital allait le garder et l’opérer. Le chirurgien ne voulait pas l’opérer parce que la fracture n’était pas déplacée. Le vendredi soir tard, il regagnait donc le précédent hôpital.

Je regarde l’aide-soignante et lui dit que oui mais qu’il a été ramené la veille au soir dans le service. Elle nous fait avancer et crie à sa collègue d’aller chercher le médecin. Elle nous dit que le médecin va venir nous voir et nous annonce le décès de mon grand-père. Je fonds en larmes, elle nous fait asseoir et nous ramène 2 verres d’eau. J’appelle mes parents (qui étaient eux avec mon frère auprès de ma grand-mère) pour leur annoncer. Le médecin arrive et nous dit « vous n’avez pas été prévenus? », nous lui disons que non. Il semble aussi perdu que nous. Il cherche à joindre son collègue, visiblement en vain et nous dit qu’il a peut-être essayé de joindre un autre membre de la famille. Nous lui expliquons que non, que nous logeons chez mes parents et que l’hôpital avait mon numéro de portable que j’avais donné la veille à l’infirmier. Il nous informe que mon papé est parti aux alentours de 3h du matin (il est 15h30). Je lui demande quel est le motif du décès, il ne semble pas vraiment au courant et nous parle d’insuffisance rénale aiguë et respiratoire. Nous demandons à le voir.

Mon papé était froid, dur, les yeux scotchés, la bouche grande ouverte. Sans vie. C’est comme cela que je l’ai vu ce jour là.

Juste avant de voir le corps la dame à l’accueil nous demande si nous avions le livret de famille. Je lui dis que nous ne savions même pas que mon grand-père etait decédé. Elle reste abasourdie, s’excuse et nous explique la coupure des lignes. Malheureusement à l’heure d’aujourd’hui nous savons tous que même si la ligne fixe était coupée au moins un membre du personnel devait avoir un téléphone portable. Et quand bien même ils auraient pu trouver un autre moyen de nous joindre (gendarmerie par exemple). D’autant plus que le lundi matin ma mère a reçu un appel de ce centre hospitalier depuis un téléphone portable (les lignes étant encore coupées) pour avoir des informations administratives quant à mon grand-père.

Depuis samedi je pleure beaucoup. Les nuits ne sont pas reposantes. Je dors peu, je revois son image. Tantôt son corps froid et la bouche ouverte, tantôt nos derniers moments passés avec lui. Et la culpabilité me gagne. Si j’y étais allée ce jeudi j’aurais pu le voir une fois encore. Il n’aurait peut-être pas chuté. Savait-il que je l’aimais avant de partir? Comment est-il parti? Seul? Dans son sommeil? Des tas de questions qui resteront en suspens.

Aujourd’hui mon papé me manque. J’étais proche de lui. Je l’aimais et j’ai énormément de peine à l’idée qu’il ne connaîtra jamais son arrière petite fille, lui qui semblait si fier. Passer dans un rayon bébé fait monter les larmes. Non pas que je ne sois pas heureuse d’être enceinte, loin de là, mais tellement malheureuse à la pensée que mon enfant ne croisera jamais le regard de mon grand-père, ne verra pas le sourire sur ses lèvres.

Jeudi nous dirons un dernier adieu à mon grand-père lors de ses obsèques. Même si je sais au fond de mois que ce ne sera pas un véritable adieu, que j’aurais besoin de me rendre régulièrement sur son tombeau. Il est parti rejoindre 2 de ses enfants partis bien trop tôt.

Nous avons acheté un rosier à sa mémoire que nous planterons dans son jardin. C’était la dernière plante qu’il avait acheté, en tout cas dont il nous avait fait part. Mon papé je l’aimais. Il me manque et même si je savais qu’il ne serait pas éternel, je ne m’attendais pas à le perdre si brusquement. Aujourd’hui je dois essayer de me construire malgré ce deuil, de penser à mon enfant, à ceux qui sont encore près de moi Mais je sais qu’un jour je parlerai de mon papé à ma fille.

Liste de naissance: qu’y trouver?

"Newborn/Toddler Photoshoot" Photo by  Nic Taylor / CC BY

« Newborn/Toddler Photoshoot »
Photo by Nic Taylor / CC BY

Je vous avais déjà précédemment parlé de la liste de naissance, peut-être même plusieurs fois, mais sans s’intéresser de trop près à son contenu. Après avoir fait le choix du site ou boutique où la créer, il convient alors de la remplir. Et là la tâche n’est pas des plus simples. Entre priorités, besoins réels et envies cadeaux, il faut apprendre à trier. Et le faire avec beaucoup de discernement. Après il faut aussi penser à qui va vous offrir les cadeaux présents sur la liste, ce à quoi ils s’attendent, et ce qu’ils désireraient vous faire comme présent.

Tata Jacqueline aura-t-elle envie de vous offrir ce fabuleux mouche bébé ou encore ce tire-lait? Parce que oui vous en avez peut-être la nécessité mais si vous étiez à la place de cette tante, aimeriez-vous offrir cela? J’ai pris des exemples au hasard, même si pour le coup oui ce sont des choses que je me verrai mal placer sur notre propre liste. Je suis consciente que beaucoup de choses sont nécessaires à l’arrivée de bébé, d’autant plus si il s’agit de votre premier (pour les autres vous aurez certainement davantage le choix dans les envies plaisir), mais certaines choses ont plus de difficultés à être offertes, ce qui se comprend, aussi utiles soient-elles. Imaginez votre anniversaire, vous n’avez plus de produits ménagers sous l’évier, est-ce pour autant que vous désireriez que l’on vous en offre?

C’est pourquoi il faut arriver à un juste milieu. Mettre des petits plaisirs mais que vous jugez nécessaires (puisque sans la liste vous auriez certainement investi dedans) ou qui sont de réels besoins.

Mais que mettre sur la liste de naissance du coup, susceptibles de vous plaire ainsi qu’aux personnes qui vont vous les offrir? Que voulez-vous conserver par la suite?

Dans les choses nécessaires vous pouvez par exemple trouver:
table à langer + matelas
baignoire
– sortie de bain
lit
– couffin
– berceau
– gigoteuse
poussette
écharpe de portage
siège auto
biberons
chaise haute
– bavoirs

(ceci n’est pas une liste exhaustive)

Certains objets font partie d’une entre-liste à mon goût. Ils ne sont peut-être pas de première nécessité mais pour autant nécessaires à l’éveil de bébé. J’ai choisi de les proposer parmi la liste plaisir même si ils n’y ont pas forcément véritablement leur place.

transat
– balancelle
– parc
tapis d’éveil
– anneau de bain
– protège carnet de santé
hochet
anneau de dentition
doudou
– veilleuse
– peluche musicale
lampe pour la chambre de bébé
mobile
– livre d’éveil
– vêtements

Les possibilités de ces deux listes sont diverses et variées. Vous pouvez bien évidemment à votre convenance y placer des choses tel que les couches, mais ne vous attendez pas à ce qu’elles vous soient forcément offertes. Certes même dans les listes annexes tout ne le sera peut-être pas. Chaque chose a un coût, et tout ce que l’on vous présentera suffira à vous ravir ainsi que votre porte-monnaie et banquier, il faut bien se l’avouer. Les listes servent à aiguiller vos proches, amis, collègues, ne perdez pas cela de vue.

Dépistage du diabète gestationnel

Quelques jours déjà que je n’ai pas écrit, non pas que l’envie ne soit pas présente, mais je ne veux pas écrire pour écrire, faire des articles à la vite, mais vraiment écrire ce que je souhaite partager, ce qui me semble important, ce qui me fait douter,… Revenons à la journée de la veille.

"Drawing blood for tests" Photo by  Thirteen Of Clubs / CC BY

« Drawing blood for tests »
Photo by Thirteen Of Clubs / CC BY

Hier matin, direction le laboratoire d’analyses (2 bonnes heures en prévision) afin d’effectuer le test de dépistage du diabète gestationnel (HGPO: hyperglycémie provoquée par voie orale).

Mais intéressons nous au diabète gestationnel. Qu’est-ce que ce fameux diabète et quelle est la population à risque?

Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), « le diabète gestationnel est un trouble de la tolérance glucidique conduisant à une hyperglycémie de sévérité variable, débutant ou diagnostiqué pour la première fois durant la grossesse« . Une bien jolie définition mais qui mérite d’être clarifiée à mon goût.  Partons du diabète. Le diabète correspond à un trouble de l’assimilation, de l’utilisation ou encore du stockage des sucres dans le sang. Ce trouble se traduit par un taux de glucose élevé dans le sang, dit hyperglycémie. Lors de la grossesse peut intervenir ce processus également, c’est ce que nous appelons le diabète gestationnel. Mais celui-ci revêt deux formes différentes.

Tout d’abord nous avons les diabétiques méconnus, des femmes qui ignorent leur pathologie et que leur grossesse révèle. Ensuite nous avons celles qui rencontrent ce trouble durant la grossesse, mais qui par la suite disparaît de manière générale.

Il faut savoir que le diabète peut être asymptomatique, d’où la nécessité d’effectuer des tests, dont l’HGPO. A qui prescrit-on le dépistage du diabète gestationnel? Aux femmes à risque essentiellement. Mais quels sont les facteurs de risques? Surpoids, obésité, antécédents personnels ou familiaux de diabète non insulino-dépendant, âge (supérieur à 35 ans) ou encore macrosomie lors de la naissance d’un enfant précédent (c’est à dire un poids de naissance supérieur à 4kg).

Quels sont les risques du diabète gestationnel? Celui-ci peut induire un accouchement difficile, des difficultés respiratoires chez l’enfant, une hypoglycémie néonatale ou encore provoquer un diabète de type 2 (non insulino-dépendant) chez le nouveau-né. Pour la mère le risque majeur est la prééclampsie. Le diabète gestationnel peut également conduire à devoir accoucher par césarienne.

Quand s’effectue l’HGPO? Le dépistage s’effectue entre la 24ème et 28ème semaine d’aménorrhée.

Mais concrètement en quoi consiste le test? Il faut tout d’abord être à jeun depuis une durée d’environ 6 à 8h. Prévoir de la lecture ou toute autre occupation pour 2 bonnes heures.
Vous aurez tout d’abord droit à un premier prélèvement à jeun, puis le plaisir de savourer une merveilleuse boisson glucosée (boisson que j’ai trouvé absolument infecte, même si froide et bu à la paille, cela ne m’a pas empêché d’être prise de nausées). S’en suit alors un chrono d’1 heure avant la prochaine prise de sang. Une fois ce second prélèvement effectué, c’est reparti pour 1 heure supplémentaire avant le troisième et dernier prélèvement. J’ai trouvé le temps bien long. Et encore je n’ai pas trop à me plaindre car l’on ne m’a pas fait patienter dans la salle d’attente mais dans une petite pièce avec un fauteuil confortable. Je me serai bien assoupie, la nuit ayant été trop courte, mais cela m’est difficile ailleurs que dans mon lit.

Enfin le verdict sera posé (et je peux vous garantir que le stress est à son maximum, déjà quelques jours avant de passer le test, mais alors après il est à son apogée). J’ai pour ma part scruté les résultats en ligne plusieurs fois dans l’après-midi, et l’interprétation des résultats m’a soulagée. Pas de diabète gestationnel! Ouf!

Comment éviter ce diabète? La règle la plus simple est de suivre les règles hygiéno-diététiques de base. Ne pas se ruer sur le sucré dès qu’une fringale se présente est déjà un bon point.

DIY: Baby Ballerine

Je vous en parlais dans mon précédent article, l’ennui fait naître des envies créatives. Puis il faut l’avouer, j’avais vu un super article sur la customisation de chaussettes donc je me suis dit « après tout pourquoi pas moi? ». Donc l’idée de départ était de customiser de simples chaussettes pour ma poupette, mais cette idée a très vite dévié en « customisons tout ce que nous pouvons ».

© Le bébé de Célestine

© Le bébé de Célestine

Je suis donc partie dans l’optique d’acheter quelques articles afin de réaliser ces projets. J’ai préféré voir petit au départ dans le doute. Je n’étais pas à l’abri d’un échec. Je me suis donc contenté d’une simple feuille de papier thermocollant pailleté et d’un motif thermocollant. Ensuite j’ai cherché chez Kiabi des articles à personnaliser. Un petit bodie à moins de 3 euros et un lot de chaussettes colorées.

Je n’ai pas forcément toujours suivi la procédure mentionnée. Mon fer à repasser ne suffisant pas à faire adhérer le tout, je l’ai enclenché en mode vapeur et avant de repasser avec un linge fin dessus, j’ai directement appliqué le fer sur les motifs (j’ai essayé les étapes dans l’autre ordre mais problème de taille, toutes les découpes se collaient sur mon linge).

Pour résumer, j’ai utilisé:
1 bodie à petit prix et 1 paire de chaussettes colorées
1 motif thermocollant (acheté dans un magasin de loisirs créatifs)
1 feuille de papier thermocollant (je n’en ai même pas utilisé 1/10ème pour l’ensemble bodie/chaussettes)
– 1 perforatrice
– 1 fer à repasser
– 1 linge fin

J’ai procédé d’après ces 3 étapes:
– A l’aide d’une perforatrice découpez les pois qui serviront à la customisation des vêtements après avoir ôté le film plastique
– Disposez le motif thermocollant ainsi que les pois sur les vêtements selon votre envie
Appliquez le fer chaud sur les motifs thermocollants (vous pouvez utiliser le linge si vous craignez que les motifs adhèrent à votre fer).

Voilà les étapes essentielles pour parvenir à cette customisation. Cela prend un peu de temps mais non seulement cela occupe et mine de rien vous en retirerez une certaine satisfaction.

Alors ce tuto vous a plu? Tentées par l’expérience?